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Les Nenets de Iamal. Reportage
Dossier : "Portrait du Nord de la Russie européenne"

Par Jean EHRET*
Le 15/04/2010

Une poignée de portraits et de paysages, pour offrir quelques tranches de vie au regard et tenter de transmettre l’atmosphère d’un espace. Cet espace de 800 kilomètres de long, c’est la presqu’île de Iamal, qui signifie «Bout du Monde» en langue nenets.



 
Au sud de Iamal, beaucoup de Nenets ne passent que l’été dans leurs tchoums, ces grandes tentes en peau de rennes qui rappellent les tipis amérindiens. Dès septembre, ils rentrent dans leurs villages et leurs enfants sont scolarisés dans les internats russes, perdant ainsi tout contact avec la langue et la culture nenets neuf mois durant.
Il existe encore des Nenets nomades, mais ces derniers se font de plus en plus rares et arpentent surtout la moitié nord de la péninsule. Ils vivent essentiellement de pêche et leur quotidien est organisé autour du renne, moyen de transport autant qu’excellent isolant thermique, puisque sa peau permet de coudre des vêtements protégeant le corps contre le froid extrême et de construire les tchoums qui hébergent plusieurs générations. Ainsi, on comprend pourquoi le nombre de rennes détermine la richesse d’un Nenets! Evidemment, c’est aussi une excellente viande mais, avant de tuer un renne, un Nenets doit demander pardon devant le Dieu Noum, le plus important de son panthéon.
Une harmonie avec la nature qui peut s’expliquer, notamment, par les conditions climatiques particulièrement difficiles: les Nenets estiment que, pour survivre, il est primordial de respecter les autres vies.


Vue sur la toundra de la presqu’île de Iamal. Photo prise de l'hélicoptère reliant quotidiennement la capitale de district, Salekhard, à la petite ville de Iar Sale.


Trois fillettes passant chaque été dans la toundra. Sur ce vaste terrain de jeux, pas de place pour l'ennui: entre l'eau omniprésente, le tapis végétal qui amortit les chutes, le bateau et la motoneige de papa, les journées sont bien remplies!


Une mère de famille nenets rentre dans la tchoum, après avoir suspendu des poissons pour les sécher et en retirer de l'huile alimentaire.


Roza, docteur en linguistique, rentre au pays après des études à Saint-Pétersbourg et Helsinki.


Mère et fille. En l’espace d’une génération, la tenue vestimentaire a évolué, témoignant d'un mode de vie différent.

*Cinéaste (Genève)

Vignette: Des enfants d'une tchoum voisine viennent accueillir leurs camarades qui doivent arriver, sur un bateau de pêcheur, pour passer l'été avec eux dans la toundra.
 
 
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