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Géorgie-Ossétie du Sud-Russie: sur la ligne de démarcation. Reportage.
Dossier: "La Russie et son ‘étranger proche’"

Par Pierre VERLUISE*
Le 15/12/2010

Reportage sur la ligne de démarcation Géorgie/Ossétie du Sud-Russie, côté géorgien (Sud).



 
Située sur le flanc sud du Caucase, la Géorgie a une superficie officielle de 70.000 kilomètres carrés, soit deux fois plus que la Belgique… mais 244 fois moins que la Russie. Une Russie qui occupe, en outre, depuis août 2008, deux régions qui font partie des frontières de la Géorgie au regard du droit international: l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. Moscou ne respecte pas tous ses engagements auprès de l’Union européenne et dispose de forces et de moyens sur ces deux territoires qui représentent 20% de la superficie de la Géorgie. Si la présence russe en Abkhazie comporte un volet économique, l’Ossétie du Sud a d’abord une valeur stratégique. Par le tunnel de Roki, les Russes peuvent passer facilement d’Ossétie du Nord en Ossétie du Sud où ils se trouvent maintenant à une heure et demie de la capitale géorgienne, Tbilissi.
Depuis le poste tenu par la police géorgienne, vue vers le Nord, en direction de la zone occupée par l’armée russe. L’œil reconnaît le drapeau russe (à droite) et d’Ossétie du Sud (à gauche). (© Pierre Veluise, novembre 2010)


Une voiture russe en déplacement côté osséto-russe, à quelques centaines de mètres de la ligne de démarcation avec la Géorgie. De nouvelles routes ont été construites ces derniers mois pour faciliter les déplacements russes. (© Pierre Veluise, novembre 2010)


La ville de Tskhinvali, désormais habitée par des Russes, notamment par les familles des soldats et des ouvriers employés à construire la frontière. La mairie de Moscou aurait financé la construction d’un nouveau quartier. (© Pierre Veluise, novembre 2010)


Vue sur le côté occupé par la Russie. En bordure de la ville de Tskhinvali, un remblai en cours de construction, tourné vers la Géorgie. Le dispositif semble marquer dans le sol une frontière que Moscou considère comme pérenne puisqu’elle a reconnu l’ « indépendance » de l’Ossétie du Sud. Très peu de pays lui ont emboité le pas. (© Pierre Veluise, novembre 2010)


Côté géorgien (sud), un hameau de quelques maisons. Le premier étage de cette maison porte des traces d’incendie datant du conflit de 2008. La bâtisse est encore habitée par une personne âgée. Les conditions de vie sont ici particulièrement difficiles, notamment à cause de la rareté en eau potable. (© Pierre Veluise, novembre 2010)


Côté géorgien (sud), à proximité d’un hameau encore habité, la rivière est asséchée. Parce qu’ils se trouvent en amont, les Russes ont probablement détourné l’eau pour assécher la rivière passant à proximité du hameau géorgien situé en aval. Une manière comme une autre rendre la vie impossible aux quelques frontaliers Géorgiens. (© Pierre Veluise, novembre 2010)

* Distinguished Professor de Géopolitique à l’ESC Grenoble, Directeur de recherche à l’IRIS.
Directeur du site géopolitique www.diploweb.com
 
 
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