Revue - REGARD SUR L'EST
Regard sur l'Est, revue en ligne
Dernière mise à jour le 21/08/2017 - 02:41 Paris


Asie centrale
Balkans
Caucase
Etats baltes
Peco
Russie


Tous les dossiers


Contact
Ligne éditoriale


 

 

Itinéraires baltes



 


Photoreportage sur la ligne de front avec les volontaires ukrainiens


Par Christine DUGOIN-CLÉMENT* & Mathieu BOULÈGUE*
Le 06/04/2016

Le long de la ligne de contact avec le Donbass séparatiste, à quelques centaines de mètres de la «République Populaire de Lougansk», les forces armées ukrainiennes semblent aujourd’hui suspendues dans un espace-temps parallèle et oublié aussi bien de l’attention internationale que de Kiev.



 
Dans le secteur de Chtchastia, située à vingt kilomètres au nord de la ville de Lougansk, le ravitaillement des troupes et leur soutien psychologique est assuré par des volontaires. Ces groupes de bénévoles patriotes se sont auto-organisés dès mai 2014, à peine un mois après le début des opérations militaires dans le Donbass. Les volontaires réalisent toutes leurs activités sur leur temps libre et à fonds propres. Nous les avons accompagnés du 26 au 29 février 2016 près de Lougansk.


1. Faubourgs de Kramatorsk (M.Boulègue). Depuis Kharkiv, il faut près de huit heures pour rejoindre Chtchastia par la route, rendant le réapprovisionnement des troupes difficile et le travail des volontaires d’autant plus vital.


2. Hauteurs de Chtchastia (M.Boulègue). À quelques dizaines de mètres du no man’s land avec la «République de Lougansk», les animaux errent librement. Mais les mines sont omniprésentes et seules les routes et chemins de terre sont considérés comme sûrs.


3. Chtschastia (C.Dugoin-Clément). La normalité finit toujours par reprendre le dessus. Les exploitations agricoles ont fermé pour la plupart dans la région mais les populations locales s’accrochent à leur terre et vivent par le biais d’une économie de subsistance.


4. Chapelle improvisée construite par les soldats à Stariï Aïdar (C.Dugoin-Clément). Le vieux réserviste, qui fait office d’aumônier, est très fier de sa petite chapelle en bois, construite dans la cour d’une vieille bâtisse faisant office de baraquement improvisé. C’est d’ailleurs le seul bâtiment à peu près décent et salubre, les soldats devant souvent se contenter de vivre sans eau courante ou parfois sans électricité.


5. «Dieu est avec nous», Stariï Aïdar (C.Dugoin-Clément). Face à la guerre, une perte de sens s’installe chez les soldats, voire du ressentiment envers un gouvernement qui les a abandonné sur le front sans objectif réel. Les mots «conflit gelés» sont sur toutes les lèvres.


6. Hauteurs de Chtchastia (M.Boulègue). Après la cahute tenue par l’armée ukrainienne commence le no man’s land menant à la «République Populaire de Lougansk». Le seul et unique point de passage autorisé menant à l’entité séparatiste se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres.

Vignette: Graffiti des sigles des bataillons paramilitaires Aïdar et Azov sur le bord de la route à Severodonetsk (M.Boulègue). Pendant la phase active de la guerre dans le Donbass, ces deux bataillons se sont illustrés par leurs faits d’armes en défense du territoire ukrainien. Aujourd’hui pour la plupart intégrés au sein des forces armées ukrainiennes, ils apportent des activités de soutien à l’armée et ne sont officiellement pas présents en première ligne du front.

* Analystes pour le Centre d’Analyse de la Politique Etrangère (CAPE-Sogdiane)
www.capeurope.eu
 
 
Pologne: La Haute-Silésie tente sa reconversion énergétique
Moscou: Le conflit du parc de Torfianka
Le nouveau visage orthodoxe de la périphérie de Moscou
La vie en Transnistrie: Du politique au quotidien
La jeunesse du Kosovo: Une énergie entravée
Les réformes du système letton de santé: faire et défaire
La Krajina croate: Entre nationalisme et intégration européenne
Entretien avec Nina Belyaeva: «La société civile existe toujours en Russie!»
 
Imprimer
Envoyer cet article par mail
Contacter la rédaction
Droits de reproduction et de diffusion réservés Regard sur l'Est 2017 / ISSN 2102-6017