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Kirghizstan


Par Jean-François BADIAS
Le 15/10/2006

Tout ce que je savais sur l’Asie centrale était faux. Les images largement répandues d’une Asie centrale de nomades habitant sous la yourte ont fait place à un monde étrange en reconstruction. Certes, je disposais d’informations par des proches, des amis russes mais, à mon arrivée à Bichkek, une lumière crue et une chaleur sourde m’accueillirent comme un présage. Dès lors, la famille russe que je connaissais me plongea dans un monde slave peu en rapport avec le monde nomade vu à la télé. Un monde en décrépitude que la nouvelle jeunesse kirghiz foulait aux pieds.



 
Une nostalgie toute slave planant dans l’air chaud de l’été kirghiz m’enlaça pour ne plus me quitter. De villes en villages jusqu’aux pieds des «monts célestes», un courant chaud brûlant me traversa ; c’était le souffle de la liberté, liberté retrouvée ou perdue dans l’avalanche capitaliste décriée par tous, mais tacitement acceptée. Liberté des peuples (?) qui se sont croisés ici, Russes, Allemands, Ouighours, Afghans, Chinois ou encore Ouzbeks. Ce véritable puzzle «ethnique», montrait le visage de la tolérance dans une région aux tensions profondes.

Bien que le pays ne regorge pas de prestigieux monuments -Boukhara et Samarkand sont bien loin-, le Kirghizstan envoûte tant par les émotions culturelles qu’il provoque que par sa beauté. L’architecture soviétique a particulièrement marqué le paysage de son empreinte. Villes aux plans en damier parcourues par des artères géantes, parcs et jardins ponctués de Lénine, dans un nouvel écrin kitsch aux couleurs de coca. Au-delà de cette première impression, ce pays dégage une étrange chaleur humaine remettant l’Homme au centre.




Fête de mariage à Chaldovar, 2004. © Jean-François Badias




Kick Boxing à Bichkek, 2005. Le Kick Boxing est devenu un sport populaire parmi les jeunes. Ces derniers espèrent y trouver un brin de gloire, et pour les meilleurs un peu d'argent. © Jean-François Badias




Aisada, Jailoo de Katmandy, 2005. Jeune femme de 22 ans, mariée et mère d'un enfant. Après avoir réalisé des études de littérature kirghize à Bichkek, faute d'emploi et de perspectives, elle est retournée naturellement dans son village d'At-Bashi. © Jean-François Badias




Osh, 2005. Peu avant la fin du jour sur le Mont Salomon, lieu de pèlerinage des musulmans d'Asie centrale. La ferveur d’Och se renforce avec la réislamisation du pays. © Jean-François Badias




Nursat, 2005. Jeune fille de 18 ans mariée selon les coutumes traditionnelles kirghizes à un jeune homme de 27 ans. Les belles-filles sont les chevilles ouvrières de la famille au «Jailoo». © Jean-François Badias




Gulmariam, 2005. Jeune femme originaire du Sud du Kirghizstan (Osh). Ici, dans les rues de Bichkek. Elle est interprête en anglais pour les Nations Unies. Elle vit seule avec sa soeur, après avoir repoussé plusieurs propositions de mariage. L'âge limite du mariage pour les femmes est de 24 ans. Au delà, la pression familiale s'accentue. © Jean-François Badias



 
 
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