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Russie: Inquiétudes des garde-frontières finlandais et norvégiens

Par Céline Bayou (sources: Delovoï Peterbourg, Kommersant, The Barents Observer, ee24.ru)

Depuis le 18 octobre, les garde-frontières finlandais se livrent à des calculs attentifs afin de préciser combien de jours les Russes qui se trouvent à leur poste ont passé dans un ou des pays de la zone Schengen. Ce regain d’attention est lié à l’entrée en vigueur de modifications dans la législation Schengen. En effet, jusqu’alors un citoyen d’un pays hors zone Schengen pouvait passer au maximum 90 jours dans un pays de la zone sur un semestre, mais il était possible, en faisant la jonction, d’y passer 180 jours d’affilée. Désormais, même muni d’un visa tout neuf, un citoyen russe peut se voir interdire l’entrée en Finlande même si les garde-frontières ont déjà précisé… qu’ils ne savaient trop que faire des contrevenants. Il incombe désormais aux consulats concernés d’expliquer les nouvelles règles.

Si ces modifications ne concernent pas seulement, loin s’en faut, les citoyens russes qui traversent la frontière finlandaise, elles ont provoqué un grand émoi dans le district russe du Nord-Ouest. Il est vrai que nombreux sont les Russes de la région qui détiennent un bien immobilier de l’autre côté de la frontière et y passent congés plus ou moins longs, voire effectuent de courts voyages d’emplettes. Certains s’inquiètent un peu d’ailleurs en Finlande de voir les cours de l’immobilier chuter suite à l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles du jeu. Et rappellent qu’en 2012, les touristes russes ont dépensé environ 1 milliard d’euros en Finlande. En 2011, les citoyens russes ont acheté pour 50 millions d’euros d’immobilier dans le pays.

Pendant ce temps, le responsable de la délégation de la Commission européenne à Moscou, Vygaudas Ušackas, a fait part à la presse russe des dispositions au sein de l’Union quant aux négociations pour l’abolition des visas entre l’UE et la Russie. Et de préciser que rien ne peut être accéléré tant que se posent en Russie des problèmes de droits de l’homme et de respect des libertés fondamentales, concernant notamment les minorités.

La Norvège, elle aussi, se préoccupe des passages frontières de citoyens russes. La police de Kirkenes a appelé les autorités politiques à Oslo à augmenter les financements afin d’ouvrir un nouveau poste-frontière. Le poste de Storskog est en effet totalement engorgé et la situation pourrait rapidement devenir complètement chaotique. Cela fait des années maintenant que l’ouverture d’un nouveau point de passage est envisagée mais le budget présenté la semaine dernière n’en fait toujours pas état. Sous l’effet de l’augmentation du nombre de touristes, notamment attirés par la possibilité de faire des achats du côté norvégien, le poste de Storskog-Borissoglebsk a enregistré 26.000 passages pour le seul mois de septembre, soit 4.000 de plus qu’en août. Après un doublement du trafic au cours des trois dernières années, les prévisions tablent sur 310.000 passages d’ici la fin de 2013.

Dépêche publiée le 19/10/2013

Zone : Russie







 
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