Revue - REGARD SUR L'EST
Regard sur l'Est, revue en ligne
Dernière mise à jour le 16/08/2018 - 10:58 Paris


Asie centrale
Balkans
Caucase
Etats baltes
Peco
Russie


Tous les dossiers


Contact
Ligne éditoriale


 

 

Itinéraires baltes


 

Haut-Karabagh: Laisser passer les élections avant d’avancer de nouveau

Par Stéphan Altasserre (sources: Report Informasiya Agentliyi, La Nouvelle Arménie)

Depuis la guerre du Haut-Karabagh (territoire azéri peuplée d'Arméniens) qui a opposé Erevan et Bakou de février 1988 à mai 1994, les relations arméno-azéries sont restées tendues. Le groupe de Minsk (co-présidé par la France, la Russie et les États-Unis) est à l'origine de la trêve entre les deux pays voisins. À la suite de nouvelles tensions survenues dans la région en avril 2016, le Président arménien et son homologue azéri s'étaient accordés à Vienne le mois suivant sur l'élargissement nécessaire de la mission internationale de paix surveillant le respect du cessez-le-feu dans le Haut-Karabagh à sept experts supplémentaires. En effet, l'équipe dirigée par Andzrej Kasprzyk ne regroupe qu'un petit nombre de fonctionnaires, semble très insuffisant aux observateurs pour assurer sa mission de contrôle. Lors d'une réunion organisée à Cracovie le 18 janvier 2018, les deux anciens ennemis ont renouvelé leurs engagements sur cet élargissement des effectifs de l'équipe d'experts.

Cependant, le 27 mars 2018, le ministre arménien des Affaires étrangères a accusé publiquement l'Azerbaïdjan de ne pas satisfaire à ses obligations et d'empêcher délibérément la mission internationale de réaliser les opérations de contrôle. Bakou a répondu le même jour par le biais d'un communiqué de presse émanant du porte-parole du ministère des Affaires étrangères: il incrimine la République d'Arménie qu'il rend «responsable devant le droit international» d'actes de vandalisme subis au cours de ces dernières années par le patrimoine culturel du Haut-Karabagh et évoque notamment le «pillage» de 738 monuments historiques, ainsi que de 28 musées.

Cet échange acrimonieux entre les deux exécutifs est intervenu en pleine campagne électorale dans les deux pays. En effet, les Arméniens ont réélu leur Président le 2 mars 2018 et les Azeris voteront le 11 avril. Ce contexte a vraisemblablement amené les chefs d'État, Serge Sarkisian et Ilham Aliev, et leurs gouvernements à tenir des discours fermes, de nature à rassurer leurs électorats respectifs .

Les grandes puissances investies dans la région (France, Russie et États-Unis) en semblent en tout cas assez convaincues. Ayant constaté un souhait d’apaisement bilatéral en février dernier, elles jugent très probable qu'une fois les élections passées, le dialogue et les déplacements de la mission internationale reprendront plus sereinement.

Dépêche publiée le 08/04/2018

Zone : Caucase







 
Roumanie: condamné pour blanchiment d'argent, le maire de Piatra-Neamţ voit sa peine aggravée en appel
04/07/2018
Bulgarie: un célèbre militant de l'ultradroite blessé par balle
30/06/2018
Pologne/États baltes: accord de synchronisation électrique
28/06/2018
District de Brčko: quand le football alimente les tensions nationalistes et ethniques
27/06/2018
Lituanie: adoption d’une nouvelle Stratégie énergétique
24/06/2018
Haut-Karabagh: un conseiller politique joue le rôle de lanceur d'alerte sur les mouvements de troupes azéries
23/06/2018
Russie: le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov refuse de demander une grâce présidentielle
22/06/2018
 
Droits de reproduction et de diffusion réservés Regard sur l'Est 2018 / ISSN 2102-6017