|
Russie : L’oblast de Mourmansk et les énergies renouvelables
Par Eric Le Bourhis (sources: Regnum, BarentsObserver)
L’oblast de Mourmansk, région très industrialisée, pourvoit à ses besoins en énergie grâce aux nombreuses centrales électriques qui l’équipent. Malgré l’importation de sources d’énergie fossiles dans la région (pétrole en particulier), contrairement à un certain nombre de régions isolées de la fédération, elle est de ce point de vue presque autonome. Grâce à ses nombreuses centrales hydroélectriques et à la centrale nucléaire de Poliarnye Zory, la région réussit à produire de l’électricité relativement bon marché (1.31 roubles par kWh en 2008 contre 1,94 à Arkhangelsk pour les particuliers), ce qui n’a pas jusqu’à présent favorisé l’innovation.
Alors qu’une nouvelle centrale thermique au charbon (de l’Oural) et gaz (de Shtokman à terme) était censée garantir l’approvisionnement en électricité des villes de Mourmansk et Kola en diversifiant les sources fossiles d’énergie, c’est d’énergie éolienne dont il est question aujourd’hui- comme dans les pays voisins du grand Nord, Suède et Norvège notamment.
En 2007 était ainsi lancée par les autorités régionales l’élaboration d’un programme sur les énergies renouvelables dans la région, en particulier l’énergie éolienne.
Aujourd’hui, le gouverneur de l’oblast, Iouri Ievdokimov, est en effet déterminé à édifier un parc d’éoliennes à Teriberka (future base continentale de la station off-shore du gisement de gaz de Shtokman au large) à quelques dizaines de kilomètres à l’est de Mourmansk, pour une production annuelle de 200 MWh. Il rendait visite aux Pays-Bas à la fin du mois de septembre dernier à différents entrepreneurs néerlandais, dont Windlife Energy, ainsi qu’au ministre des Affaires économiques, Frank Heemskerk, pour discuter des principes de fondation de cette centrale: location des terres et accueil d’investisseurs étrangers. Le gouverneur en profitait pour visiter une centrale éolienne ainsi qu’une usine d’assemblage.
Les interlocuteurs néerlandais reconnaissent que les conditions d’exploitation sur la côte de Barents sont très favorables et équivalentes à celles de stations off-shore en Mer du Nord, pour un investissement estimé 60% plus faible sur terre qu'en mer.
Dépêche publiée le 04/10/2008
Zone : Russie
|